Baromètre des affaires mars 2021
L'HOreca ET LES VACCINS DOIVENT APPORTER DU RÉCONFORT
Depuis plus d'un an, le Covid-19 perturbe la vie publique et privée dans le monde entier, en particulier en Europe occidentale. Toutes les régions de notre pays ont été touchées et les commerces, en particulier, ont beaucoup souffert de cette pandémie. On ne vous l'apprend pas. Il n'est donc pas facile de tirer les bonnes conclusions de l'activité du commerce de détail de la chaussure dans notre pays. Les comparaisons entre le mois de mars de l'année dernière et le mois qui vient de s'écouler font apparaître des chiffres irréalistes. En comparant le chiffre d'affaires d'un demi-mois à celui d'un mois entier, on obtient des pourcentages énormes, allant quasiment jusqu'à + 300%.
chiffres surréalistes
Tout cela est assez surréaliste, mais pour une fois que nous pouvons sortir une moyenne de +190% dans cette rubrique, nous n'allons pas nous en priver! Les comparaisons avec mars 2019 donneraient probablement une image plus réaliste, mais nous essaierons d'éplucher ça le mois prochain. Les résultats du premier trimestre 2021 par rapport à la même période en 2020 sont également époustouflants (+29,5% en chiffre d'affaires et +26,4% en nombre de paires). Mais il doivent être pris avec un certain recul.
Peu d'enthousiasme pour l'ouverture sur rendez-vous
La possibilité d'autoriser les clients à faire leurs achats sur rendez-vous suscite de nombreuses critiques. La grande majorité des détaillants ne sont pas satisfaits de cette approche. Pour commencer, les magasins non essentiels n'ont jamais été des foyers de contamination. Avant cette nouvelle réglementation, tout le monde travaillait déjà en respectant les règles générales: porter un masque, prévoir du gel pour les mains, limiter le nombre de clients dans le magasin, maintenir les distances, limiter le temps d'achat, bref, toutes les mesures que le virus du covid nous a imposées. Maintenant qu'il faut prendre rendez-vous, beaucoup de nouveaux éléments négatifs viennent s'ajouter. Par exemple, les gens sont plus réticents à prendre rendez-vous par téléphone et les consommateurs se sentent obligés d'acheter quelque chose lorsqu'ils prennent un rendez-vous.
Tout sauf stimulant
L'enregistrement obligatoire des noms et autres coordonnées est tout sauf stimulant. Personne n'aime figurer sur des listes, 'car on ne sait jamais ce qu'elles deviennent'. Il n'est donc pas question de faire du funshopping. Ce système de rendez-vous touche beaucoup plus de magasins dans les centres-villes que dans les petites villes ou à la campagne. "Chez nous, c'est facile, dit un commerçant de village. La porte est ouverte, le client entre, écrit son nom et c'est tout." Il n'est pas question de contrôle.
Mieux que la fermeture obligatoire
Quoi qu'il en soit, la grande majorité des magasins restent 'ouverts sur rendez-vous', car c'est toujours mieux que d'être obligé de rester fermé, ce qui entraîne 'un chiffre d'affaires de zéro, zéro, zéro', selon un correspondant. Outre les ventes dans les magasins physiques, on utilise toujours les méthodes de vente alternatives, comme par le passé: en ligne via un e-shop ou un site web plus étendu, via les réseaux sociaux, les livraisons à domicile, bref, les méthodes qui ont fait leurs preuves.