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Baromètre des affaires 2020/2019

le coronavirus frappe fort

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Il est pratiquement impossible de comparer les résultats de la vente de chaussures au détail en 2020 à ceux de 2019. La crise sanitaire a laissé des traces indélébiles, notamment suite à la fermeture des magasins de chaussures et autres pendant trois mois. Au printemps, les détaillants de chaussures ont dû fermer boutique du 14 mars au 11 mai, et à l'automne, le gouvernement remettait le couvert en imposant la fermeture des commerces 'non essentiels' pendant tout le mois de novembre. Il est donc quasi impossible de comparer les résultats de cette année à ceux de la précédente.

un chiffre d'affaires en chute de 20 %

La seule vraie comparaison possible, c'est celle du chiffre d'affaires annuel, qui accuse un recul d'environ 20 % (19,4 %) par rapport à celui de 2019. En 2020, le nombre de paires vendues a également diminué de 17 % en glissement annuel. De mauvais résultats qui risquent sans doute d'être fatals pour un certain nombre de détaillants, mais qui offrent aussi des défis intéressants pour d'autres. La grande question qui se pose est celle de la fin de l'ère du coronavirus. 2021 nous offrira-t-elle un nouveau départ, ou le virus continuera-t-il à perturber les marchés et notre société ?

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Analyse

Sauver les meubles

Le virus a tout bouleversé, c'est évident. Cependant, la grande majorité des entrepreneurs indépendants ne sont pas restés les bras croisés, mais ont pris toutes sortes d'initiatives pour sauver les meubles et mettre en œuvre de nouvelles approches de la vente au détail. Il y a eu bien sûr les fermetures obligatoires de magasins, mais d'autres éléments ont également perturbé le marché. Parmi, le fait qu'en 2020, le soldes d'été de juillet ont été déplacées au mois d'août, que le shopping était limité à une seule personne, que les ventes en ligne ont enregistré une croissance explosive... Comme l'horeca a fermé et que les rassemblements ou les fêtes ont été interdits, cela n'a pas vraiment encourager le consommateurs à s'offrir de nouveaux vêtements. "Pourquoi acheter de nouveaux vêtements et de nouvelles chaussures si on ne peut les montrer à personne ?" La liquidation de Brantano à des prix plancher a également causé pas mal de tort à de nombreux commerçants.

Des avis partagés

Mais il y a aussi du positif : les avis des commerçants divergent sur la restriction du shopping ludique en n'imposant le fait d'être seul pour faire ses courses. Pour certains, cette restriction est même une bonne chose : moins il y a de ‘touristes‘, mieux c'est : de vrais clients qui viennent pour acheter. Pour d'autres, le fait de faire des achats avec un conjoint ou un ami incite davantage à l'achat. Le client aime avoir un second avis, ce qui stimule l'envie d'acheter. De plus, la règle du client unique est beaucoup moins strictement respectée dans les villages et les petites villes que dans les villes, où le contrôle social et policier est plus important. De bonnes nouvelles également pour certaines marques de luxe : au lieu de faire du shopping à Paris et à Milan, vous pouvez aussi trouver les meilleures marques dans votre propre pays !

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Les ventes annuelles globales en 2020 ont chuté d'environ 20 % (19,4 %) par rapport à celles de 2019 et le nombre de paires vendues en 2020 était inférieur de 17 % à celui de l'année précédente

Nouvelles initiatives

C'est aussi dans les moments difficiles que les détaillants exploitent au mieux leur esprit d'entreprise et leur créativité. Toutes sortes d'initiatives ont été développées pour continuer à apporter des chaussures aux clients, même pendant les fermetures obligatoires. Entre autres initiatives, cela a été pour beaucoup l'occasion de stimuler la promotion, de développer et de transformer leur propre boutique en ligne, d'ouvrir une nouvelle boutique en ligne, d'organiser des ventes sur rendez-vous, des livraisons à domicile, de se former à l'utilisation de Facebook et d'autres réseaux sociaux, d'accorder davantage d'attention à la vitrine... autant d'éléments déclencheurs qui vont directement percuter le consommateur.

ventes en ligne

La fermeture des magasins a évidemment fortement stimulé les ventes en ligne. Si vous êtes enfermé chez vous, autant faire du shopping virtuel depuis votre divan, même à l'étranger. Les détaillants belges qui ont fortement investi dans leurs boutiques en ligne pendant les fermetures, ont certes récolté les fruits de leurs initiatives, mais ce sont surtout les grands acteurs étrangers comme amazon et bol.com qui en ont le plus profité. Les promotions sont telles sur ces sites que les consommateurs ne savent plus où donner de la tête, des actions qui ne sont évidemment pas soumises aux mesures belges ni à la loi relative à la période des soldes.

Aperçu des ventes mensuelles 2020

Comme nous l'avons souligné d'entrée de jeu, il est difficile de faire des comparaisons mensuelles des ventes avec 2019 car nos magasins sont restés fermés pendant trois mois au total. Par conséquent, les résultats de mars, avril et novembre 2020 n'ont pas pu être évalués, mais les mois suivants et intermédiaires offrent également une image faussée en raison des 'mouvements de rattrapage'. La seule valeur aberrante significative, cependant, est celle du mois d'août, qui représentait en 2019 5,4 % des recettes annuelles, contre 11 % en 2020. Le fait que les soldes d'été aient été décalées à août 2020 y est probablement pour quelque chose. Pour les autres mois 'ouverts', les résultats ont été légèrement plus élevés qu'en 2019, mais cela s'explique bien sûr principalement par les mouvements de rattrapage.

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Ventes par groupe d'acheteurs

Ce qui est comparable, en revanche, ce sont les ventes par groupe d'acheteurs et par jour. Les dames continuent de représenter 61 % des ventes totales (contre 61,8 % en 2019). La tendance reste stable, donc. Chez les hommes et les enfants, on observe un léger décalage : en 2020, les chaussures pour hommes réalisent 19 % des ventes et les enfants 20 %, contre 23,8 % et 14,4 % l'année précédente. Cependant, les calculs sur une année montrent qu'il s'agit de phénomènes qui fluctuent chaque année. Par exemple, nous voyons qu'en 2014 et en 2015, les ventes d'hommes et d'enfants étaient les mêmes qu'en 2020.

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Et par jour

Les ventes par jour restent également pratiquement les mêmes que les années précédentes. Le samedi reste le jour de shopping par excellence pour les chaussures, bien que cela diminue un peu d'année en année. Les ventes du samedi ont évolué de 34,2 % (2017) à 33,4 % (2018), à 30,6 % (2019) et enfin à 29 % en 2020. Le mercredi reste en deuxième position (18%) et le vendredi en troisième position avec 14%. Ces trois jours représentent ensemble plus de 60 % des ventes hebdomadaires. Le reste est réparti sur les autres jours. Dans le tableau, le chiffre d'affaires total n'est pas exactement de 100%, car les jours de fermeture et le fait que certains magasins sont ouverts le dimanche matin sont pris en compte.

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Modes de paiement

Le mode de paiement est resté pratiquement inchangé depuis des années. Les espèces représentent 12 % des paiements (11,8 % en 2019 et 11,6 % en 2018). Les paiements par bancontact ont été effectués dans 78,6 % des cas (contre 78,4 % et 80,3 % les années précédentes) et les cartes de crédit sont utilisées dans 9,2 % des cas (7,4 % et 9,4 % les années précédentes). Les paiements sans contact sont peu utilisés dans les magasins de chaussures : les montants sont souvent trop élevés. Il n'y a donc pas de différences notables ici non plus.

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quelles perspectives d'avenir ?

À quelle évolution des chiffres faut-il s'attendre pour cette année ? Une question qui englobe à elle seule toutes les autres considérations. D'une part, le secteur redoute que la pandémie laisse des marques indélébiles et qu'une troisième vague nous frappe encore en 2021. D'autre part, tout le monde espère évidemment qu'on arrivera à prévenir ce scénario catastrophe grâce à une campagne de vaccination rondement menée, de sorte que d'ici cet été, cette histoire de coronavirus ne soit plus (en grande partie) qu'un mauvais souvenir. La plupart des collègues restent positifs. Si nous arrivons à surmonter cet obstacle, un avenir prometteur nous tend les bras, et c'est ce que nous souhaitons tous !

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Écrit par René Broekaert2 février 2021
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