BAROMETRE DES AFFAIRES MAI 2018
UN FROID SUR LES FESTIVITES
Malgré les conditions climatiques très estivales du mois de mai précédent, les résultats de vente dans le commerce de détail indépendant ont été médiocres.
Avec un chiffre d’affaires moyen inférieur de 10,3% à celui de mai 2017 et avec 7,5% de paires vendues en moins, l’espoir suscité par l’excellent mois d’avril a été tué dans l’œuf.
Sur base annuelle, c’est le plus souvent désespérant. Au cours des cinq premiers mois de 2018, on a réalisé en moyenne 5,9% de chiffre d’affaires en moins et on a vendu 3,5% de paires en moins qu’au cours de la même période de l’an prochain.

INEXPLICABLE
Le mois de mai 2018 fut un véritable mois estival. La température moyenne était plus de 3 degrés supérieure à la moyenne pluriannuelle, les précipitations n’ont atteint que 14 mm au lieu des 66 mm habituels et le soleil a brillé pendant plus de 253 heures, alors que nous n’avons ‘réellement’ droit qu’à 191 heures en mai en temps normal.
L’IRM parle de ‘conditions climatiques très exceptionnelles’, ceci veut dire qu’il s’agit de phénomènes qui ne se produisent que tous les trente ans ou plus.
Et pourtant, ceci ne s’est pas traduit par une frénésie d’achats chez les consommateurs.
La situation est assez simple à décrire: les premiers quatorze jours de mai étaient carrément splendides et la vente s’est effondrée comme un pudding au cours de la seconde moitié du mois, et tous les gains enregistrés ont été annihilés. Cette fois, il n’y a vraiment aucune explication au phénomène.
Les commentaires des commerçants participants cherchent toujours les mêmes causes: réductions par les filiales, vente croissante sur Internet et le comportement d’achat modifié du consommateur, qui dépense plus pour les voyages et l’électronique que pour les vêtements et les chaussures. Ce sont effectivement des éléments qui jouent un rôle, mais pourtant, il ne fut pas question d’un comportement d’achat exceptionnellement modifié en mai.
Une chose est sûre: cette fois, ce ne sont pas les dieux de la météo qui gâchent la fête et pour le reste, nous nous perdons en conjectures. Nous sommes curieux de savoir si les lecteurs sont en mesure de mettre le doigt sur la bonne plaie.

NUANCER
Toutefois, les résultats méritent quelques nuances.
Effectivement, certains fournisseurs ont enregistré des chiffres positifs en mai. Un mois qui compte trois jours fériés et un pont, a engendré un plus grand nombre de sorties touristiques nationales. Des dizaines de milliers de personnes se sont rendus à la mer, dans les Ardennes ou d’autres attractions touristiques, durant les week-ends de mai. Et les commerçants en chaussures ont pu profiter de ces déplacements. Le malheur des uns fait …
En tout cas, il semble que notre commerce de détail en chaussures, et par extension le prêt-à-porter, s’arrache les cheveux. La seule question est de savoir comment trouver des solutions.
Et pour terminer, encore ceci: le ‘petit’ commerçant n’est pas le seul à éprouver des difficultés, c’est aussi souvent la ‘cata’ chez les commerces plus grands et les filiales!