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12/07/2019 - RENÉ BROEKAERT

BAROMETRE DES AFFAIRES JUIN 2019 - PARTIE 3

Début des soldes

Soldes

L’intense fièvre des soldes durant le mois de juin a fait en sorte que le début des soldes a été expérimenté nettement moins intense qu’il y a, disons, 20 ans. A l’époque, certains chasseurs de bonnes affaires se tenaient déjà devant les portes des heures avant l’ouverture pour être certains de faire la bonne affaire par excellence. Ces images font désormais partie du passé. L’évolution des ventes en juillet sera traité dans le prochain épisode de ce feuilleton consacré au baromètre. Dans la version imprimée de Shoes Magazine du mois d’août, nous publierons un aperçu des résultats de tout le premier semestre 2019. En ce qui concerne le second semestre, nous ne pouvons que croiser les doigts et espérer un revirement.

Vente en ligne: payer les frais d’expédition?

Déclarer que la vente sur Internet a sérieusement chamboulé nos habitudes retail, c’est enfoncer une porte ouverte. Le sujet suscite bien des réflexions contradictoires. Deux communiqués issus d’études hollandaises, mais nous constatons que les mêmes phénomènes se produisent aussi en Belgique. Ainsi, nous lisons dans Retailnews.nl que près de trois-quarts des consommateurs hollandais affirment avoir renoncé à un achat en ligne quand ils ont vu les frais d’expédition. C’est ce qu’affirme l’étude de Trusted Shops menée auprès de plus de mille consommateurs. Seuls 13,1 pour cent des personnes interrogées déclarent, par contre, ne jamais s’offusquer des frais d’expédition. L’étude établit que 62,7 pour cent renonceront plus souvent à une commande en ligne à l’avenir, si des frais d’expédition sont portés en compte, contre 10,2 pour cent qui ne le feront plus pour moins de 5 euros (34,2 pour cent).

Continuer de croître?

Toutefois, il semble que la comptabilisation de frais d’expédition/retour ne menace pas la croissance de la vente sur Internet. Une prévision sectorielle d’ING montre que la vente sur Internet a pris son envol grâce à de solides ‘pure players’ internationaux, au détriment des acteurs physiques. Le canal physique se regroupe de plus en plus au départ de grandes villes et outlets, avec en dehors quelques héros locaux florissants. Selon ING, la croissance en ligne sera freinée à terme, mais pas stoppée. On attend pour 2025 que le canal en ligne dans le secteur de la chaussure s’arroge la moitié du chiffre d’affaires, et 40 pour cent dans le secteur de la mode. Des chiffres qui n’ont rien de réjouissant …