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08/05/2019 - RENÉ BROEKAERT

BAROMÈTRE DES AFFAIRES AVRIL

La fête est finie

Retour à la case départ. Tel est le résultat cumulé des quatre premiers mois de 2019 pour le commerce de détail indépendant de la chaussure en Belgique. Cela semble déjà bien loin, mais le premier trimestre s'était conclu sur des chiffres positifs. Avec une hausse du chiffre d'affaires cumulée de 4,3% et 2,1 paires vendues en plus fin mars 2019, le commerce de la chaussure était ravi. Et puis, le mois d'avril est arrivé! Le quatrième mois de 2018 avait été un succès absolu et personne ne s'attendait à égaler ses chiffres. Mais personne n'imaginait non plus qu'on plongerait aussi bas cette année. Dans cette rubrique, nous faisons toujours une comparaison avec le même mois de l'année précédente. Qui aurait prédit une baisse du chiffre d'affaires de 17,9% et 15,8% de paires vendues en mois par rapport à avril de l'an dernier? Le total des quatre premiers mois nous a donc ramenés dans le rouge: -4,9% de chiffre d'affaires et 4,7% de paires vendues en moins.


CHERCHER DES EXPLICATIONS

Bien sûr, tout le monde essaie de chercher des explications à ce phénomène. Et on en revient toujours aux différents éléments qui conduisent à ce genre de chiffres négatifs: météo, vente en ligne des géants de l'e-commerce, réductions de mi-saison des chaînes, modification du schéma des dépenses et priorités différentes du consommateur, …

Les vacances de Pâques ont perdu beaucoup de plumes. Nous ne sommes plus à l'époque de nos grands-mères, où Pâques était synonyme de grand ménage dans toutes les maisons et où on profitait de l'occasion pour refaire sa garde-robe des pieds à la tête. Ceux qui en ont les moyens – et il s'agit apparemment d'une très grosse catégorie de consommateurs – montent dans un avion ou une voiture et partent à l'étranger ou à la côte belge pour profiter de la neige ou du soleil. Apparemment, ceux qui restent à la maison, n'ont pas suffisamment d'argent pour en consacrer à de nouvelles chaussures.

Le détaillant indépendant est moins inquiet concernant la problématique des réductions accordées par les chaînes. La plupart ne jouent plus le jeu des réductions et partent du principe que leur assortiment, leur service et l'ambiance dans leur magasin sont plus importants qu'une réduction tape-à-l'œil de 10% ou que d'autres actions, qui apparaissent d'ailleurs de moins en moins crédibles ou convaincantes aux yeux du consommateur. De plus, cette politique confirme la crédibilité … et la marge bénéficiaire du commerçant indépendant.