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12/02/2018 - RENÉ BROEKAERT

BAROMETRE DES AFFAIRES JANVIER 2018

VENTE A DEUX VITESSES

Les résultats de vente dans le commerce de détail en chaussures indépendant au cours du mois de janvier 2018 pourraient être scindés en deux types: ceux qui ont déjà accordé des réductions durant tout le mois de décembre sous différentes formes et ceux qui ont attendu selon l’esprit de la loi jusqu’au 3 (ou 2) janvier pour démarrer les soldes et les réductions de prix.

Le premier groupe a enregistré de moins bons résultats que le second groupe, peut-être aussi pour l’ensemble des mois de décembre et de janvier. Le résultat moyen de -3,5% de chiffre d’affaires et de -2,5% de paires vendues en janvier 2018 par rapport à janvier 2017 est donc à prendre avec des pincettes. Il ressort d’un tour de table de Cameos qu’en comparaison des soldes de 2017, on aurait vendu 5% de moins au cours du mois précédent. Selon cette source, les commerçants imputent la faute au temps.

Chiffre d'affaires et nombre de paires vendues

LA PERIODE D’ATTENTE SOUS PRESSION

Il est un fait que les périodes d’attente de décembre et de juin subissent une forte pression ces dernières saisons. En principe, il est interdit d’annoncer des réductions pendant ces périodes, mais les offres conjointes restent – sous la pression de l’Europe – bel et bien tolérées. Une situation contradictoire qui a déjà fait couler beaucoup d’encre.

Les filiales ont tiré leurs conclusions depuis longtemps: elles accordent des réductions quasi tout au long de l’année sous l’une ou l’autre forme et elles ne craignent pas le terme de ‘période d’attente’. Dans ces magasins, la période d’attente se prolonge sans accroc vers les soldes: seuls les slogans ‘soldes’ en fluo et les affiches tapageuses sur les devantures font la différence.

“Il faut de plus grandes vertus pour soutenir la bonne fortune que la mauvaise”, dit le dicton, mais dans ce cas-ci, ce sont les commerces indépendants les plus solides qui ont le courage suffisant pour ne pas se laisser entraîner dans le tourbillon des réductions en décembre (et en juin). Celui qui pouvait bel et bien attendre, atteint apparemment de meilleurs résultats, c’est du moins ce qui ressort de notre enquête.

Ceci n’est pas une critique de l’approche du problème: nous pouvons fort bien concevoir que la pression externe peut être trop forte et que, dans certains cas, les clients jouent (ou veulent jouer) au chef quant à la politique de prix dans les magasins. Pour certains commerçants, la pression des coûts fixes (loyer et salaires) et des factures des livraisons de la nouvelle collection est aussi trop forte et des mesures d’urgence doivent être prises.