naar top
Menu
Logo Print

BAROMETRE DES AFFAIRES OCTOBRE 2017: DECEVANT!

René Broekaert

Septembre = espoir, octobre = déception

Voilà, en quatre mots le résumé des ventes dans le commerce de détail en chaussures et maroquinerie au cours des deux mois précédents.Septembre 2017 a connu une hausse de chiffre d'affaires spectaculaire de près de 27% par rapport au (mauvais) mois de septembre 2016.

Mais octobre a mis sous l'éteignoir la liesse festive: avec une perte de chiffre d'affaires de 25,7% et une baisse de paires achetées de 24,5% par rapport à octobre de l'an dernier, le secteur est renvoyé à sa copie. Nous pouvons complètement oublier le bonus final engrangé en septembre. Toutefois, il subsiste une note positive: fin octobre 2016, le chiffre d'affaires cumulé des dix premiers mois était encore inférieur de 6,3% à celui de 2015. Aujourd'hui, nous pouvons parler quasi d'un statu quo par rapport à l'an dernier, et il reste encore deux mois, donc l'espoir fait vivre.

 

DIVERSES DECLARATIONS

Personne ne peut indiquer avec précision où le bât blesse, ni comment expliquer ce soudain recul de la frénésie d'achat. Comme toujours, les arguments classiques sont cités. Les conditions climatiques n'étaient effectivement pas idéales. Octobre fut trop chaud et trop sec. La température maximale moyenne dans notre pays s'élevait en octobre à 16,4°, soit près de deux degrés au-dessus de la moyenne pluriannuelle (14,7°), et les précipitations ont été inférieures à la normale (43 mm contre 75 mm en moyenne).Ce n'est bien entendu pas un temps automnal, mais ceci ne peut pas expliquer à lui seul le recul de l'enthousiasme du consommateur.

 

REDUCTIONS DE MI-SAISON

Pratiquement tous les collègues qui ont collaboré à notre enquête, s'accordent à dire que les réductions de mi-saison, essentiellement proposées par les filiales en chaussures et en mode plus grandes (réductions allant même jusqu'à 50%) sont le vrai coupable. “Cette politique a pour conséquence que le consommateur commence à considérer les réductions comme une évidence. Il ne différencie plus les articles sans marque meilleur marché des discounters et les produits de qualité et de marque plus coûteux qui sont proposés dans le négoce de mode traditionnel", confie un collègue. “Attendez, il y aura certainement une réduction quelque part", raisonnent de plus en plus de consommateurs. Et pourtant, les données dont nous disposons, indiquent que les filiales ont également dû digérer une importante mévente en octobre.

Les grands acteurs internationaux n'offrent pas seulement de grandes réductions dans les magasins physiques, mais également sur Internet. On nous signale que des pratiques commerciales curieuses sont parfois appliquées ici. Un certain modèle est proposé sur un site web international avec une grande réduction, mais celui qui veut commander, reçoit le message que 'cette pointure ou cette couleur' n'est plus disponible de stock. Et le vendeur Internet compte bien que le client commandera une autre paire, sans ou avec une réduction nettement moins élevée. C'est une tactique que vous ne pouvez bien entendu pas appliquer dans le négoce traditionnel.