naar top
Menu
Logo Print
17/06/2019 - RENÉ BROEKAERT

BAROMETRE MAI 2019: PAS D’AMELIORATION POUR LE MOMENT

Après le mois d’avril médiocre, le commerce de détail de chaussures indépendant belge n’a pas pu se consoler avec les résultats de mai. Le cinquième mois de 2019 se clôture avec en moyenne 1% de chiffre en moins et 2,5% de paires vendues en moins qu’en mai 2018, dont les résultats n’étaient pas bons du tout non plus. D’après le site web officiel de l’IRM, mai 2019 a été un “mois plutôt froid, sec et calme”. Mai 2018 était, selon la même source, “très ensoleillé et chaud”. Nous pouvons donc en conclure que les conditions climatiques n’ont pas joué un rôle très important.

Cela doit tout de même être nuancé: d’après un certain nombre de collègues, le soleil et la chaleur sont bel et bien déterminants pour les ventes et l’intérêt: “Lorsqu’il fait froid dehors, nous devons parfois vérifier si la porte du magasin est bien ouverte, et dès que le soleil brille et qu’il fait chaud, nous ne savons plus où donner de la tête.” Les résultats cumulés des cinq premiers mois de l’année ne sont pas terribles non plus: au 31 mai 2019, le chiffre d’affaires global dans le commerce de détail de chaussures était 4,1% moins élevé qu’au 31 mai 2018. Au cours de ces mêmes cinq mois, en moyenne 4% de paires en moins ont également été vendues que l’année précédente.

EXPLICATIONS

Tout le monde cherche évidemment des explications à cette tendance négative dans la vente de chaussures, qui s’écroule depuis maintenant quelques années consécutives, du moins dans les magasins en brique traditionnels. La litanie reste la même: les conditions climatiques, la vente via Internet, également des fournisseurs et des fabricants qui concurrencent ainsi leurs propres clients, la folie des remises au sein des chaînes à succursales, la baisse de popularité de la chaussure au profit des baskets, les dépenses plus importantes pour les voyages, l’électronique et les restos que pour les chaussures, et ainsi de suite ...

Il est bien possible que tous ces éléments jouent un rôle plus ou moins important dans la problématique du vendeur de chaussures, mais apparemment, on n’a pas encore trouvé la formule magique pour inverser la tendance …A une exception près, les jours de fête et les vacances scolaires n’ont plus non plus l’impact positif d’antan. Même pour les communions et autres fêtes printanières, on ne fait plus beaucoup d’efforts supplémentaires, si on en croit les réactions.

RETOURNER MON FAVORI