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10/07/2018 - RENÉ BROEKAERT

BAROMETRE DES AFFAIRES JUIN 2018: JUIN FUT TRES CHAUD ET SEC

Les offres conjointes plombent les résultats

Tout comme l’an dernier, juin fut très chaud et sec. L’IRM parle de ‘températures très exceptionnelles’ d’en moyenne 18,1°, ou 2° plus élevé que la moyenne pluriannuelle. La pluie ne fut pas non plus de la partie en juin: il n’est tombé que 16 litres en 4 jours, alors qu‘on peut s’attendre normalement à une moyenne de 72 litres, répartis sur 15 jours.

Et pourtant, ce mois de juin estival n’a pas entraîné de bonnes ventes dans le commerce de détail en chaussures dans notre pays. Une nuance importante: nous parlons – comme toujours dans cette rubrique – de moyennes. Celles-ci étaient quelques 4% inférieures cette année à celles de juin 2017.
CHiffres d'affaires

CHIFFRE D’AFFAIRES EN BAISSE

Avec une baisse moyenne de 4% du chiffre d’affaires et 2% de paires vendues en moins qu’en juin de l’année dernière, l’ambiance dans le commerce de détail en chaussures reste négative. Il s’agit effectivement de moyennes, car si l’on analyse les statistiques, nous voyons que certains négociants en chaussures ont bel et bien réalisé un bon chiffre d’affaires – jusqu’à 7% de plus – mais que d’autre part, un grand nombre de commerçants ont noté des chiffres négatifs de plus de 7%.

Nous lisons quelle est la situation des six premiers mois de 2018 dans le Baromètre des affaires sur le premier semestre de 2018, publié dans la prochaine édition d’août du Magazine Shoes. En ce moment, nous ne disposons pas encore de tous les chiffres, mais il semble qu’il n’est pas non plus question cette année d’une hausse du chiffre d’affaires par rapport à l’an dernier. A nouveau, chacun a son explication au phénomène: Internet, un autre comportement de dépenses, trop chaud pour faire du shopping, la folie football, les voyages, et ainsi de suite.

OFFRES CONJOINTES

Comme l’an dernier, le succès ou l’échec des activités sur Internet est lié aux réductions proposées en juin. Le phénomène dure depuis quelques années déjà, les offres conjointes sont considérées par de nombreux consommateurs comme un déplacement caché de la période de liquidation, des soldes réelles. L’idée de la période d’attente est totalement vide de sens, car quasi chacun offre déjà des bonnes affaires dans le courant du mois de juin. Certains débutent déjà dès le premier jour, d’autres attendent la mi-juin et les plus solides attendent la dernière semaine pour débuter les remises, souvent en même temps que la braderie locale.

Certains parviennent effectivement à respecter l’esprit de la loi et n’accordent les premières réductions que le 1er juillet. “Nous ne participons pas à cette offre de réductions,” confie un correspondant, “celui qui estime que nos modèles sont trop chers, doit aller chercher dans un autre segment. Nous ne sommes pas sur ce marché.” Mais chacun réserve strictement le terme de ‘soldes’ ou ‘liquidations’ pour le premier jour officiel des soldes, le samedi 30 juin. Car dans l’esprit du consommateur agit toujours l’effet psychologique ‘les vraies soldes ont commencé’.